L'Estuaire est le pivot géographique d'Aneho. C'est ici que la lagune douce vient se jeter, parfois violemment, dans l'immensité salée de l'Océan Atlantique. Ce combat perpétuel des eaux définit le rythme de la ville.
Paysage en perpétuel mouvement, l'Estuaire est bordé par le Fleuve Mono. Plus qu'un décor naturel, c'est un carrefour écologique et spirituel où de nombreuses cérémonies liées aux divinités de l'eau (Vodu Mammi) sont célébrées. À marée basse, les bancs de sable apparaissent, modifiant la carte même de la ville.
L'estuaire du Mono est un ecosysteme d'une richesse exceptionnelle. Mangroves, bancs de sable, canaux et bras morts abritent une faune variee : oiseaux migrateurs, poissons d'eau saumatre, crevettes et crabes. Ce milieu fragile est menace par le rechauffement climatique, la montee des eaux et les activites humaines. Les pecheurs de l'estuaire, qui connaissent chaque courant et chaque banc de sable, sont les premiers temoins de ces transformations.
L'estuaire est aussi un lieu de vie. Des centaines de familles de pecheurs vivent sur ses rives, dans des villages accessibles uniquement par pirogue. La peche y est reglementee par des accords coutumiers entre les communautes riveraines. Chaque famille connait ses zones de peche, transmises de generation en generation.
Au coucher du soleil, pour voir la lumière se refléter sur les deux eaux.
Pointe sud de la ville.
Ce qu'on y fait
- Observation de la barre (vagues)
- Balade en pirogue à l'embouchure
- Méditation face à l'immensité